Skizzenbuch

ou Carnet Nomade

Spleen à l’hôtel : autoportraits

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Une trouvaille qui m’a ému, un essaie de Do Khiem trouvé dans l’excellente La revue des Ressources. Une démarche proche de Transit … on n’est pas seul avec ce sentiment de solitude.

Cette série de photos a commencé, il y a douze ans, un soir de grand ennui au Méridien de Singapore. Elle se termine, et c’est un hasard, un soir de non moins grand ennui dans un autre Méridien, celui de Nuremberg. Entre ces vignettes, il y a eu d’autres hôtels, en d’autres endroits, et le même ennui à combattre partout avec férocité sinon avec détermination. Seul, avec cependant le concours du retardateur de l’appareil photo.

On n’est jamais seul avec un retardateur. Il fallait donc un retardateur, sur un appareil photo, à l’intérieur d’une chambre d’hôtel, dans une ville étrangère. Ceci demandait assez d’application, un minimum de sérieux pour un zeste de laissez-aller. Le but, la mission, de l’art n’est il pas de faire reculer sans cesse les limites de l’ennui ? Le temps d’une pose, pour un trentième de seconde.

Do Khiem de son vrai nom, il est né en 1956 à Hai Phong, dans le nord du Vietnam, a grandi au sud après la partition du pays pour partir vivre en 1969 à Paris. Revenu à Saigon en 1974 pour participer à la fin du conflit, il retrouve refuge en France en 1975, à la fin de la guerre, avant de s’installer en Californie, dans les années 1980. Depuis 1988, il collabore avec les principaux journaux littéraires vietnamiens de la diaspora. Auteur de poèmes, de nouvelles, de scénarios et d’essais, il peine actuellement, de son propre aveu, à écrire un roman en français qui s’intitulera „Boléro Météo“.


Geschrieben von Matthias

Juni 19, 2009 um 8:18

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